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10/11/2019 : Placements : comment investir au mieux 10 000€ ?

Avec d’un côté des actifs plus ou moins risqués dont la rentabilité fluctue en fonction des enjeux géopolitiques, de l’autre des produits d’épargne considérés comme sécurisés mais dont les rendements annuels se réduisent comme peau de chagrin, il n’est pas simple en tant qu’investisseur de faire un choix. D’autant plus que pour structurer un portefeuille comme il se doit (outre le fait de diversifier pour mieux sécuriser) il faut non seulement appréhender son patrimoine d'un point de vue global, mais également son appétence aux risques. Ces principes étant rappelés, si vous disposez de 10.000 euros de côté, certains placements peuvent être plus judicieux que d’autres en cette rentrée 2019. Les conseils de Bertrand Tourmente, fondateur d’Althos Patrimoine.

Compte tenu du ralentissement mondial de l’économie et des taux bas, y a-t-il des arbitrages spécifiques en septembre, du moins des points à considérer avant d’investir ?

Bertrand Tourmente : Je crois qu’il faut disposer d’un regard humble sur ces sujets. Plus on écoute, de façon générale, le bruit du marché, plus un investisseur est susceptible de faire des erreurs. Il est essentiel de n’accorder que très peu d’importance au bruit ambiant. Il ne faut se fier qu’à la qualité des actifs. C’est par la qualité de ce qu’il contient qu’un portefeuille se gère. Et cela prouve souvent aussi que toutes les personnes que l’on paye à travers le monde ont souvent plus tort que raison. L’idée, c’est d’avoir un investissement qui fonctionne quel que soit le cycle économique. Et les logiques courtermistes peuvent s’avérer dangereuses.

A titre d’exemple, le fait d’acheter des actions en forte croissance et qui se veulent décorrélées des marchés financiers est une bonne chose. Et dans tous les cas, la règle de base reste la diversification. Structurer son portefeuille en y intégrant 25% d’immobilier non coté, 25% d’actifs prudents, 25% de non coté (private equity) et 25% d’actions permet de traverser toutes les crises avec la plus grande sérénité. Enfin, le secret c’est aussi de ne jamais vendre et de toujours acheter.

La seule problématique tient au fait que les produits de grande qualité sont souvent accessibles avec des montants supérieurs à 10.000 euros. Pour autant, le fait de conserver à l’esprit cette approche est primordiale.

Quels sont selon vous les trois produits d’investissement sur lesquels il peut s’avérer judicieux de miser lorsque l’on dispose de 10.000 euros ?

Pour ce montant, plusieurs produits répondent à cet enjeu qualitatif. Pour ce qui concerne la partie actions cotées, la plupart des ETF (ces placements qui cherchent à suivre l’évolution des indices boursiers) sont accessibles avec 10 000 euros. Sur le volet immobilier, je recommande les SCPI. Enfin, jouer la carte des fonds en euros dans le cadre d’une assurance-vie peut s’avérer opportun pour sécuriser l’investissement global. 

A l’inverse, quels sont les produits à éviter ?

Je déconseille tout ce qui concerne les produits défiscalisants et génère une réduction d’impôts. Pinel, Sofica, etc. Ils ne sont pas rentables par nature. Sur le papier, le futur Plan d’Epargne Retraite (PER) semble bien, mais il conviendra de rester vigilant au niveau de la fiscalité appliquée.

Par ailleurs, je déconseille d’opter pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à un investissement atypique de type diamants, vaches, forêts, etc. Je ne suis, au demeurant, pas forcément contre l’investissement dans le secteur du cannabis. Et ce, dans la mesure où il existe aujourd’hui tout un pan thérapeutique. Si la problématique du politiquement correct entoure ce thème, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un investissement qui a du sens.

Pour revenir aux produits sur lesquels il n’est pas opportun de miser, mieux vaut fortement éviter tout ce qui a trait aux produits structurés. Pour quelle raison ? Parce qu’il s’agit de fonds à formule qui promettent de protéger les investisseurs en cas de baisse avec, à la clé, un remboursement de capital. Sauf qu’il ne s’agit selon moi que d’une illusion. Mieux vaut s’exposer sur des cours d’actifs purs.

Julie COHEN-HEURTON - BFM Business - samedi 31 août 2019

Le mieux est de se faire accompagner par un conseiller financier qui est un expert dans le domaine.

 

30/05/2019 : Epargne : quels sont les critères à privilégier ?

Bien souvent, le rendement est le principal argument vanté par les brochures publicitaires. Mais en matière d’épargne, il est important de regarder plus loin. Pour prendre les bonnes décisions, trois critères principaux sont à prendre en compte : la rentabilité certes, mais aussi la sécurité et la liquidité.

Sécurité

Suis-je prêt ou non à risquer mon capital ? De la réponse à cette question dépend évidemment la voie que va choisir l’épargnant. Certains supports comme le Livret A ou l’assurance-vie en euros garantissent le capital investi. En clair, à la sortie, je suis certain de retrouver au minimum ce que j’ai placé (voire les intérêts acquis au fil du temps).

Dans le cas d’un placement en actions, le capital peut en revanche être totalement perdu (si l’entreprise fait faillite). Il est à noter que certains produits proposent aussi des garanties intermédiaires. On peut citer ici les fonds à formule qui promettent au pire de retrouver X% de son investissement.

Précisons également que certains contrats d’assurance-vie ou fonds à formule offrent une garantie après déduction des frais. Dans la pratique, un épargnant peut donc récupérer un peu moins que le pourcentage garanti.

Liquidité

La liquidité est le critère le plus souvent laissé de côté. Il s’agit pourtant d’un élément essentiel puisqu’il détermine les conditions dans lesquelles le capital peut être récupéré.

Un livret est par exemple un produit totalement liquide (on peut retirer ses fonds à tout moment). Les actifs qui nécessitent de trouver un acquéreur pour sortir (titres de PME non cotées, immobilier, parts de SCPI…) sont en revanche beaucoup moins liquides.

Le critère de la liquidité ne doit pas être apprécié qu’au regard des conditions de sortie. Certains supports sont en effet parfaitement liquides mais pénalisent les sorties précoces. L’argent investi sur un PEL est toujours disponible. Mais en cas de retrait avant 2 ans, les intérêts sont recalculés au taux du CEL (moins avantageux). De quoi relativiser sa liquidité.

Rentabilité

Selon les profils, la rentabilité peut être ou non un critère prépondérant. En tout cas, il convient de bien analyser ce qu’elle intègre. On entend généralement par rentabilité tout ce que le placement génère pendant sa détention (intérêts, dividendes, loyers…) mais aussi à la sortie (plus-value ou moins-value).

Le rendement annuel est donc une chose. Mais attention aussi à ne pas négliger le risque de perte à la revente.

C’est ici que doit aussi être intégrée la fiscalité des placements, qui va soit amputer la rentabilité, soit l’améliorer (en cas d’avantage fiscal). Pensez bien à raisonner en net. Une obligation servant un coupon de 3%, n’offrira par exemple que 2,1% après fiscalité.

Enfin, il est conseillé de ne pas s’attacher simplement aux valeurs absolues mais de regarder les primes de risque, c’est-à-dire le surplus offert par rapport à un placement sans risque de même horizon.

Que faire ?

Bien entendu, il n’existe pas de solution miracle. Des produits sûrs et liquides comme les livrets proposent généralement de faibles rémunérations. A l’extrême inverse, l’investissement dans le capital d’une PME en développement peut être rémunérateur mais risqué et non liquide.

Tout est donc question de réglage entre ces trois critères en fonction de vos besoins, de vos contraintes et de vos objectifs, en sachant que rendement et risque fonctionnent normalement en sens contraires.

Un épargnant voulant placer le produit d’une vente immobilière dans l’attente d’un réemploi devra privilégier la sécurité et la liquidité au détriment de la rentabilité.

Un actif voulant se constituer une retraite à un horizon de 20 ans pourra en revanche se permettre de bloquer son épargne et de prendre un peu de risque dans l’espoir d’obtenir un meilleur capital à la sortie.

En tout cas, si un argumentaire commercial vous promet sécurité, liquidité et rentabilité, il s’agit certainement d’une arnaque.

28/05/2018 : Assurance vie : les points à examiner : type de fonds, frais, qualité de service, durée ... .

Il faut toujours s’attendre à des surprises, pas toujours bonnes évidemment, en signant un contrat d’assurance vie. Normal, puisqu’il s’agit de s’engager pour longtemps. Raison de plus pour mettre dès le départ toutes les chances de son côté. La première précaution à prendre est de définir avec précision son profil d’épargnant : qui l’on est et ce que l’on veut.

Ce qui permet d’éviter bien des erreurs d’aiguillage ! D’autres critères de choix existent, techniques pour la plupart (type de contrat, montant des frais, options de gestion…), mais toujours essentiels. Ce sont autant de cases à cocher utilement avant de se déterminer.

PROFIL D’ÉPARGNANT : Il est important de bien définir le sien avant d’investir ses économies

Les Français, dit-on, ont une mentalité d’épargnant. Difficile de le nier : ils mettent, en moyenne, près de 15% de leurs revenus de côté. Mais vouloir placer son argent, en assurance vie ou ailleurs, ne suffit pas à définir un profil d’épargnant. Son tempérament plus ou moins audacieux, ses connaissances financières et informatiques, l’importance des montants à investir, sa situation familiale, son âge, les objectifs visés –retraite, projet immobilier… –, voilà les critères à prendre en compte pour connaître précisément son profil. C’est seulement une fois celui-ci bien établi que chacun pourra apprécier le degré de risque qu’il peut prendre avec ses économies, donc s’orienter vers un fonds en euros ou vers des supports dynamiques (Bourse, immobilier…), ainsi que le type d’interlocuteur qu’il doit choisir (assureur traditionnel, conseiller patrimonial, courtier Internet…).

DURÉE DE PLACEMENT :  Au-delà de deux ans, l’assurance vie mérite qu’on s’y intéresse, mais pas avant

Une des questions que doit se poser un épargnant avant de placer son argent, c’est la durée de l’engagement qu’il est disposé à prendre : quelques mois, deux à trois ans, plus de huit ans ? S’il s’agit de s’offrir cet été quinze jours de vacances au soleil ou une nouvelle voiture, un livret d’épargne, même au taux d’intérêt faible (0,75% en moyenne, avant impôts), fera l’affaire, le but n’étant pas de gagner le maximum d’argent, mais plutôt de ne pa sen perdre.

Au-delà de deux ans, l’assurance vie mérite qu’on s’y intéresse. Gare toutefois aux choix des supports financiers : les actions, par exemple, peuvent varier considérablement à la hausse ou à la baisse. En cas de repli important, deux ou trois ans ne suffiront sans doute pas à rattraper les pertes enregistrées. Finalement, c’est sur le long terme que l’assurance vie est vraiment attractive. Comme le bon vin, elle se bonifie avec le temps, grâce à un traitement fiscal de faveur après huit ans.

FONDS EN EUROS : Le rendement servi se juge sur le long terme, au minimum sur trois à cinq ans

Un bon moyen pour apprécier la qualité d’un contrat d’assurance vie, c’est d’observer les performances de son fonds en euros (tous les contrats en ont au moins un). En effet, de même que la solidité d’une chaîne dépend de son maillon le plus faible, la qualité d’un contrat dépend de celle de son fonds en euros, nécessairement le moins rentable puisque le capital investi est garanti par l’assureur.

Obtenir de bons résultats avec un fonds en euros malgré un environnement monétaire très défavorable, ce qui est le cas depuis plusieurs années, prouve que le gestionnaire est particulièrement performant. Mais attention : l’assurance vie est un placement à long terme. Sa performance ne se juge pas sur une année, mais sur la durée, c’est-à-dire au minimum sur trois à cinq ans. En moyenne et hors frais de gestion, leurs fonds en euros affichent 8,1% de rendement sur trois ans, 15,4% sur cinq ans et 28,5% sur huit ans.

Le candidat auquel on propose un contrat dont le fonds en euros se situe sensiblement au-dessous de cette moyenne, comme c’est souvent le cas avec les offres des banques et des assureurs traditionnels qui peinent à rapporter plus de 2% par an sur le long terme (lire le tableau ci-dessous), a donc intérêt à réfléchir à deux fois avant de signer. Notez qu’il est impossible d’utiliser ces références pour apprécier les contrats récemment commercialisés. Le mieux est alors de se rapporter aux rendements servis par la compagnie sur ses autres contrats.

VERSEMENTS ET RETRAITS : Attention à pouvoir déposer ou retirer son argent librement

L’un des principaux atouts de l’assurance vie est sa souplesse de fonctionnement. Et c’est précisément ce que recherchent beaucoup de souscripteurs. Certes, certains d’entre eux se contentent encore d’un contrat à “prime unique” (un seul versement au départ, généralement important, puis on ne touche plus à rien) ou d’un contrat à “versements périodiques”, lesquels, calés sur un échéancier déni une fois pour toutes, sont pourtant peu recommandés. En revanche, avec un contrat “à versements libres”, on peut l’alimenter quand on veut et comme on veut, en fonction de ses disponibilités du moment.

Seule contrepartie : à chaque fois, la mise minimale acceptée par l’assureur est d’au moins 100 euros, et elle grimpe sur certains contrats jusqu’à 500, voire 1.000 euros. Autre option possible : les contrats à “versements programmés”, c’est-à-dire alimentés à un rythme déterminé (par mois ou par trimestre le plus souvent), à partir du compte bancaire de l’assuré.

Rien à voir toutefois avec les rigidités du contrat à versements périodiques : ici l’assuré reste libre d’arrêter, de réduire ou d’augmenter ses cotisations à sa guise. Bien entendu, dès lors que les versements sont libres, les retraits le sont également, programmés ou pas, sans formalités ou presque (une lettre ou une demande par Internet suffit), l’argent parvenant généralement sur son compte sous quinze jours. Bon à savoir : le délai d’octroi de l’avantage fiscal commence à courir dès le premier versement effectué.

NIVEAU DE FRAIS : Les assureurs accordent souvent un rabais si on les menace d’aller voir ailleurs

Les assureurs ne travaillent pas pour rien, chaque opération est l’occasion pour eux de percevoir des frais. Rien de plus normal, mais à condition de ne pas exagérer. Le souscripteur a donc tout intérêt à comparer les frais figurant dans le contrat qu’on lui propose à ceux couramment pratiqués par la concurrence. Certes, l’éventail des frais sur versements constatés sur le marché est très large, allant parfois au-delà de 4,50% sur les offres des agences bancaires et des cabinets d’assureurs.

Mais ce n’est pas une raison pour payer plus de 3% sans avoir négocié fermement auparavant, ce qui est possible dans la plupart des cas à partir de 10.000 euros de versement. S’agissant des frais de gestion annuelle, la moyenne est de 0,70% pour les fonds en euros et de 0,80% pour les fonds en unités de compte, avec des pointes à 0,90%. Pas question, là encore, d’aller au-delà de cette limite.

Idem pour les frais d’arbitrage entre les différents supports d’investissement disponibles : 0,5% par opération effectuée est un maximum. Les assureurs sont un peu comme les marchands de voiture, ils finissent par consentir un rabais si le client potentiel menace d’aller voir ailleurs. Ailleurs, c’est souvent l’univers des courtiers Internet (Assurancevie.com, Linxea.com, Altaprofits.com…) et des banques 100% en ligne (BforBank, Fortuneo, Monabanq…), dont les tarifs sont particulièrement compétitifs compte tenu des faibles coûts salariaux. Exemple : le fameux “taux zéro” pour les frais sur versements. Restera à vérier toutefois s’il ne s’agit pas d’un prix d’appel, masquant des frais de gestion exorbitants.

COMMENT SÉLECTIONNER LE BON CONTRAT CONTRATS MONOSUPPORTS :  Peu lucratifs, ils regroupent moins de 5% des souscriptions

Les contrats exclusivement en euros, dits “monosupports”, n’ont plus la cote. Moins de 5% des assurances vie sont aujourd’hui souscrites sous cette forme. Deux raisons à cette désaffection : d’abord les épargnants les boudent tant ils rapportent peu, ensuite les assureurs n’en proposent pratiquement plus (seules quelques compagnies comme Allianz, CNP, Carac, MIF ou Mutex restent présentes sur ce micromarché), car ils préfèrent orienter leurs clients vers des produits d’épargne plus diversifiés, donc plus rémunérateurs.

Cette quasi-disparition ne pose d’ailleurs aucun problème aux amateurs de sécurité, puisque les contrats “multisupports” qui les ont remplacés, souvent un peu plus chargés en frais mais qui permettent de profiter des opportunités des marchés boursiers et immobiliers, intègrent tous des fonds en euros sans risque, lesquels sont d’ailleurs parfois d’une qualité irréprochable.

OFFRE DE FONDS DYNAMIQUES : Au moins quinze supports requis pour bien diversifier sa mise

Mettre ses oeufs dans plusieurs paniers, c’est une autre formulation du principe de diversification que tout souscripteur d’assurance vie devrait garder présent à l’esprit. Les fonds en euros, c’est bien, ils doivent servir d’assise à tout contrat. Mais les supports en unités de compte, uniquement accessibles dans les “multisupports”, sont indispensables pour ratisser plus large et obtenir plus tard de plus gros gains, quitte à prendre une dose de risque à court terme.

Et même si, au départ, l’assuré n’envisage pas d’investir sur ces supports dynamiques, qui sait s’il ne sera pas tenté dans quelques années ? Voilà pourquoi il vaut mieux, dans tous les cas, souscrire un multisupport. Les épargnants débutants n’ont d’ailleurs pas besoin de contrats disposant de centaines de fonds, une petite quinzaine suffisent, surtout s’ils sont de bonne qualité.

En revanche, il en faut davantage –au moins une cinquantaine– pour les investisseurs avertis qui souhaitent jouer à fond la carte de la diversité, tant au niveau de la nature des actifs (actions, obligations, immobilier…) que de leur localisation géographique (Europe, Etats-Unis, Japon, pays émergents…). Une fois de plus, ce sont les assureurs opérant sur Internet qui se distinguent : environ 200 fonds sur les contrats de Boursorama et de Fortuneo, 420 fonds sur celui de Linxea, et même 900 fonds via le courtier Placement Direct. De quoi avoir accès aux plus grands gestionnaires boursiers de la planète, comme Fidelity, Lazard Frères, BlackRock ou State Street…

OPTIONS DE GESTION : Pratiques, elles doivent toutefois être utilisées avec précaution

L’assuré souhaitant être déchargé de certaines opérations d’arbitrage sur son multisupport peut vouloir les automatiser. Il doit alors choisir un contrat –leur nombre grossit de mois en mois– qui propose des “options” de gestion. A titre d’exemple, il y a l’option qui transférera les plus-values vers le fonds en euros, à partir d’un certain niveau de performance atteint par les unités de compte investies (c’est l’option “sécurisation” des plus-values), celle qui gérera d’elle-même le transfert des intérêts dégagés par le fonds en euros vers un support financier plus offensif (c’est l’option “dynamisation”).

Il y a également le “rééquilibrage automatique”, qui permet de revenir à intervalles réguliers à la répartition des actifs telle que définie à l’origine, et cela quelles que soient les évolutions des marchés financiers. Cette option de gestion évite qu’un support prévu pour constituer, par exemple, 50% de l’épargne en compte, se retrouve quelques années plus tard à 70% ou, au contraire, à 30%. Certains de ces dispositifs doivent toutefois être maniés avec précaution, car étant relativement rigides (leur désactivation n’est pas instantanée), ils peuvent être contre-productifs en cas de brusque retournement de la Bourse.

QUALITÉ DU SERVICE : Il ne faut pas hésiter à poser certaines questions avant de s’engager

Elément important du fonctionnement de son contrat, la qualité des services rendus par l’assureur n’est pas toujours bien mesurable au départ, et cela malgré la documentation fournie. Avant de signer, il ne faut donc pas hésiter à poser certaines questions, relatives, par exemple, à la fréquence d’envoi des relevés de compte (un seul par an ou tous les trimestres ?), aux délais d’enregistrement des versements et des retraits d’argent (2 ou 3 jours, ou 2 à 3 semaines ?), ou encore à la possibilité d’effectuer des arbitrages entre les fonds depuis son ordinateur.

Un service digne de ce nom, c’est aussi l’aide apportée au client dans des moments parfois délicats, par exemple pour modifier la clause bénéficiaire en cas de changement de situation familiale (naissance d’un enfant, décès d’un proche…). Toutes ces choses doivent être précisées, de préférence par mail, afin de pouvoir contester le traitement subi si d’aventure l’assureur s’avérait être un simple vendeur de contrats, et non pas un vrai partenaire.

CONTRAT INDIVIDUEL OU COLLECTIF : Avantage aux produits des associations d’épargnants

Les assurés l’ignorent souvent, mais deux types de contrats coexistent sur le marché de l’assurance vie, l’individuel et le collectif. Le contrat individuel est signé entre le souscripteur et l’assureur, ce qui met l’épargnant en première ligne pour gérer son argent. L’assureur ne peut donc pas modifier les caractéristiques du contrat (augmenter les frais de gestion, par exemple) sans l’accord formel de son client. Dans le cas du contrat collectif, ce n’est pas l’assuré qui souscrit directement le contrat auprès de la compagnie, mais un intermédiaire (courtier, banque ou association). Désigné comme étant l’adhérent, et non le souscripteur, l’assuré peut alors subir des modifications de son contrat sans les avoir demandées : il doit seulement en être informé trois mois avant leur mise en vigueur.

Quel contrat choisir ? L’individuel semble plus sécurisant car l’assuré reste maître à bord. Ce dernier court toutefois le risque que l’assureur ne prenne aucune initiative, aussi intéressante soit-elle (ajout de fonds d’investissement), puisqu’il n’en a pas le droit. Autrement dit, le contrat est “gelé”, pour le meilleur ou pour le pire. En revanche, grâce au grand nombre de leurs adhérents, les contrats collectifs peuvent bénéficier de conditions avantageuses de la part des assureurs, notamment si ces contrats sont à l’initiative d’associations de défense d’épargnants autonomes et renommées, du type Afer, Agipi, Gaipare ou Asac-Fapès.

La qualité des contrats des banques et des assureurs traditionnels laisse à désirer

(1) Rendement du fonds en euros, net de frais de gestion. (2) Remplacé par le contrat Millevie Essentielle depuis la fin 2016. (3) Remplacé par le contrat Epargne plurielle depuis le début 2016.

Même s’ils gèrent les trois quarts des contrats d’assurance vie souscrits par les épargnants français, les banques à guichet et les cabinets d’assurance ne brillent pas par la qualité de leur offre : des fonds en euros qui n’ont pas excédé 2% de rendement en 2017 (la moyenne se situant à 1,30% chez les banquiers, et à 1,75% chez les assureurs), des frais sur versements rarement inférieurs à 3,50%, et des frais de gestion annuelle qui dépassent parfois le seuil des 0,90%. Il existe bien mieux sur le marché !

 

Garantie plancher : une option souvent inutile

 

La plupart des assureurs incitent leurs clients à souscrire leur “garantie plancher”. Destinée à couvrir les moins-values subies en cas de décès de l’assuré, cette option permet aux bénéficiaires de toucher un capital minimum, égal le plus souvent au montant des versements (moins les frais d’entrée).

 

Une formule séduisante, mais pas adaptée à tous les profils. D’abord, elle n’est utile que si l’on prend des risques élevés en Bourse. Ensuite, son coût, intégré aux frais de gestion, est loin d’être indolore (entre 40 et 200 euros de plus par an, selon l’âge de l’assuré, pour 10.000 euros de perte à garantir). Enfin et surtout, elle ne joue plus dès lors qu’on atteint 65 ou 70 ans. Moralité : si l’on veut protéger ses proches, mieux vaut souscrire, en plus de son contrat, une assurance décès.

 

La règle de redistribution des bénéfices aux assurés

 

La loi impose aux assureurs de reverser à leurs clients au moins 85% des profits réalisés sur les marchés (plus 90% des gains dits “techniques” réalisés sur la gestion administrative des contrats). Problème, non seulement les compagnies ont huit ans pour distribuer ces bénéfices, mais elles peuvent le faire de manière discriminatoire. En clair, il leur est possible de favoriser certains contrats. Et elles ne se gênent pas pour le faire : en général, les nouveaux contrats sont bien rémunérés, le temps d’attirer les clients, tandis que les anciens, sur lesquels plus aucun effort de marketing n’est fait, héritent d’un rendement poussif. C’est pourquoi il vaut mieux choisir un assureur qui propose un seul contrat, plutôt qu’un autre qui en sort un tous les trois ou quatre ans…

 

04/12/2017 : Les autorités françaises de la finance ont mis en garde les épargnants contre l'achat de bitcoins.

 

"L'achat-vente et l'investissement en bitcoins s'effectuent à ce jour en dehors de tout marché réglementé. Les investisseurs s'exposent par conséquent à des risques de perte très élevés en cas de correction à la baisse et ne bénéficient d'aucune garantie ni protection du capital investi", soulignent dans un communiqué commun l'Autorité des marchés financiers (AMF) et l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

 

Le bitcoin, dont le cours a été multiplié par dix en moins d'un an, est un "actif spéculatif, parfois qualifié à tort de + monnaies + virtuelles ou + crypto-monnaies +", ajoutent les deux autorités, qui "recommandent aux épargnants la plus grande vigilance avant d'envisager d'y investir une partie de leur épargne".

 

"Parce qu'ils ne sont pas considérés en l'état actuel du droit comme des instruments financiers, le bitcoin et les autres + crypto + actifs n'entrent pas dans le périmètre de supervision directe de l'AMF", est-il expliqué.

 

"Ils ne peuvent pas non plus être qualifiés de monnaies ni être considérés comme des moyens de paiement au sens juridique du terme. Par conséquent, ils ne sont donc pas non plus assujettis au cadre réglementaire relatif aux moyens de paiement", ajoutent l'AMF et l'ACPR, affirmant être de plus en plus sollicitées à travers leurs centres d'appels par des épargnants à ce sujet.

 

Le cours du bitcoin s'est encore envolé la semaine précédente et a battu des records en franchissant la barre des 11.000 dollars l'unité pour la première fois depuis son lancement début 2009, après avoir vu sa valeur multipliée par dix en moins d'un an, suscitant un intérêt des investisseurs mais aussi des craintes de bulle spéculative.

 

Géré de manière décentralisée et indépendante des banques centrales traditionnelles grâce à la technologie blockchain, il s'échangeait lundi au cours de 11.237,71 dollars, vers 14H40 GMT.

 

21/10/2017 : une taxe unique sur les placements financiers sera mise en place au 1er janvier 2018.

 

Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a annoncé que les intérêts des Plans épargne-logement (PEL) ouverts à partir du 1er janvier 2018 seront soumis à un prélèvement forfaitaire unique de 30%. Et ce, dès la première année. Il en sera de même pour les contrats d'assurance vie au-delà de 150 000 euros d'encours nets, pour une personne seule.

 

28/05/2017: Epargne réglementée : privilégier le PEL

 

Parmi les différents supports disponibles au sein de l’épargne règlementée (livret A en tête mais aussi Livret de Développement Durable (LDD), Livret Jeune, Plan et Compte Epargne Logement (PEL - CEL) ou encore Livret d’Epargne Populaire (LEP)), c’est le PEL qui présente le rendement net de fiscalité le plus élevé.

 

Son rendement brut est de 2% depuis le 1er février 2015, ce qui donne 1,69% une fois les prélèvements sociaux déduits (15,5%), bien mieux que les 0.75% du livret A et surtout offrant un plafond de versement de 61.200 € (contre 22.950 pour le livret A).

 

Les autres supports offrent des rendements nets de fiscalité se situant entre 0,63% (CEL) et 1,5% (LEP), donc bien moins intéressant.

 

 FABIEN BORDU  PUBLIÉ LE 25/05/2018 À 10H48  MIS À JOUR LE 25/05/2018 À 10H49 CAPITAL